Depuis 2024, une ombre plane sur le climat social en Europe : les chiffres des violences domestiques et scolaires ne cessent de grimper, touchant de plein fouet les familles, même celles expatriées. Face à cette urgence, des initiatives comme celle menée par Isabel Costa au sein de l’association WOMEN’S WLPT LISBOA tentent de renverser la vapeur en s’attaquant à la racine du problème : l’éducation. En 2026, l’idée n’est plus seulement de punir l’agression, mais d’outiller les plus jeunes pour qu’ils ne voient plus la violence comme une option. À travers une collection de livres innovante et un accompagnement de terrain unique, le projet « J’apprends sans violence » redéfinit les contours d’une enfance protégée et d’un futur plus serein, où le respect mutuel n’est plus un concept abstrait, mais une compétence acquise dès le plus jeune âge.
En bref :
- Hausse des violences : Un constat alarmant depuis 2024, notamment dans le milieu scolaire et intrafamilial.
- Soutien spécifique : 68 % des victimes accompagnées par WOMEN’S WLPT LISBOA au Portugal sont des expatriés français.
- Éducation préventive : Lancement de la collection « J’apprends sans violence » pour les 5 à 17 ans.
- Outils concrets : Des livres disponibles en 5 langues pour apprendre la gestion des émotions et les droits fondamentaux.
- Vision 2026-2027 : Création d’un centre d’accueil d’urgence et développement de formats modernes type manga.
- Approche globale : Collaboration internationale avec 12 pays pour harmoniser la prévention.
Comprendre l’urgence de la prévention des violences en 2026
Le panorama européen en matière de sécurité domestique a pris un tournant inquiétant ces dernières années. On aurait pu espérer que les campagnes de sensibilisation suffiraient à calmer le jeu, mais la réalité du terrain est tout autre. Isabel Costa, qui préside l’association WOMEN’S WLPT LISBOA depuis 2020, ne mâche pas ses mots : depuis 2024, on voit une explosion des cas de prévention agressivité nécessaire tant chez les adultes que chez les minots. C’est un constat qui fait froid dans le dos, surtout quand on sait que la violence s’immisce désormais partout, des salles de classe aux réseaux sociaux, en passant par le cocon familial. On n’est plus sur de simples disputes de cour d’école, mais sur des comportements qui marquent durablement les esprits et les corps.
L’association, installée au Portugal, s’est retrouvée face à un défi de taille : accompagner des victimes qui, bien souvent, ne parlent pas la langue locale. Imaginez un peu le stress : vous êtes victime de violence, vous voulez porter plainte, mais vous ne comprenez rien à ce que dit l’officier de police en face de vous. C’est là que le rôle de WOMEN’S WLPT LISBOA devient vital. Environ 68 % des personnes qu’ils aident sont des Français expatriés. Ces gens-là se retrouvent isolés, sans connaître leurs droits fondamentaux, et c’est cette ignorance qui fait le lit de la maltraitance. L’association sert de pont, offrant une écoute en français pour que personne ne reste sur le carreau à cause d’une barrière linguistique.
Au-delà de l’aide juridique ou du dépôt de plainte, c’est toute une réflexion sur le développement personnel et la reconstruction qui est menée. Isabel Costa explique que beaucoup de victimes ne savent même pas identifier ce qu’elles vivent comme étant de la violence. Est-ce que ce cri est acceptable ? Est-ce que ce contrôle permanent est normal ? En 2026, l’objectif est de mettre des mots sur ces maux. L’association travaille d’arrache-pied pour que le droit à la sécurité soit une réalité pour tous, peu importe le pays où l’on a choisi de poser ses valises. La dimension internationale de leur réseau permet aujourd’hui de suivre des dossiers complexes entre l’Australie, le Maroc ou la France, prouvant que la violence n’a pas de frontières, mais que la solidarité non plus.
Un point qui revient souvent dans les témoignages, c’est le sentiment d’impuissance face aux institutions. Entre les classements sans suite et le manque de traducteurs lors des auditions, le parcours du combattant est épuisant. C’est pour ça que l’accent est mis sur l’autonomie. On ne veut pas juste « sauver » les gens, on veut leur donner les clés pour qu’ils reprennent le contrôle de leur vie. Cela passe par une compréhension fine des mécanismes de l’emprise. En intervenant tôt, on évite que des situations dramatiques ne s’installent. L’expérience traumatisante de la perte d’un enfant de 10 ans suite au harcèlement, mentionnée par la présidente, rappelle cruellement que chaque minute compte dans ce combat pour la non-violence.

Le rôle crucial de l’accompagnement des expatriés francophones
Être loin de chez soi rend vulnérable. Quand on vit dans un pays comme le Portugal sans en maîtriser tous les codes, la moindre difficulté peut devenir une montagne. Les victimes que l’association accompagne se sentent souvent doublement piégées : par leur agresseur et par leur situation d’étranger. Le travail de WOMEN’S WLPT LISBOA consiste à briser ce double verrou. Ils ne se contentent pas de donner des conseils juridiques ; ils offrent une présence humaine qui comprend la culture d’origine tout en maîtrisant les rouages du pays d’accueil. Cette double compétence est leur plus grande force pour garantir un respect mutuel dans les démarches administratives souvent froides.
L’absence de structures d’hébergement d’urgence en langue française au Portugal est un manque criant que l’association tente de combler. En 2026, l’ambition est de créer un lieu sécurisé où les victimes pourraient se poser, souffler et commencer leur reconstruction sans la barrière de la langue. C’est un projet de longue haleine qui nécessite des fonds, mais c’est le seul moyen de garantir une sécurité réelle. En attendant, ils multiplient les interventions pour informer les gens sur leurs droits. Savoir qu’on a le droit de partir, qu’on a le droit d’être protégé, c’est déjà le début de la liberté. C’est un message qu’ils portent avec force auprès des ambassades et des réseaux internationaux.
La collection « J’apprends sans violence » : des livres pour changer le monde
Si l’on veut vraiment éradiquer la brutalité, il faut commencer par la racine : l’enfance. C’est la conviction profonde qui a poussé Isabel Costa à créer les Éditions MIC et la collection « J’apprends sans violence ». L’idée est simple mais révolutionnaire : on ne naît pas violent, on le devient par mimétisme ou par manque d’outils pour s’exprimer. En proposant des ouvrages adaptés dès l’âge de 5 ans, on donne aux gamins un vocabulaire qu’ils n’ont pas forcément à la maison ou à l’école. On leur apprend qu’une émotion, même forte, n’est pas une excuse pour taper ou insulter. C’est tout l’enjeu de l’éducation bienveillante : transformer le cri en parole.
La collection est vaste et s’adapte à l’évolution de l’enfant. Pour les plus petits, entre 5 et 12 ans, l’album « Les 30 émotions : un chemin pour grandir » est un outil formidable. Il aide à mettre des noms sur ce qui se passe à l’intérieur. Souvent, un enfant agressif est juste un enfant qui ne sait pas quoi faire de sa colère ou de sa tristesse. En lui apprenant la gestion des émotions, on lui donne une alternative à la violence. Le livre est disponible en plusieurs langues, ce qui permet à des familles multiculturelles de partager ces notions essentielles dans leur langue de cœur. C’est une manière de créer un pont entre les générations et les cultures autour d’un socle de valeurs communes.
Pour les plus grands, entre 8 et 14 ans, les sujets deviennent plus concrets. On parle de justice, de droits, et surtout, on apprend à identifier les différentes formes de violence. Parce qu’il n’y a pas que les coups qui font mal. La violence psychologique, le harcèlement scolaire ou numérique sont tout aussi dévastateurs. L’ouvrage « J’apprends sans violence » explique tout cela avec des mots simples et des situations parlantes. L’objectif n’est pas de faire peur, mais de rendre les jeunes vigilants et solidaires. Ils apprennent à ne pas rester spectateurs face à une injustice, mais à devenir des acteurs de la non-violence dans leur propre quotidien.
Voici un aperçu des principaux ouvrages de la collection disponibles ou prévus :
- J’apprends sans violence (8–14 ans) : Disponible en 5 langues, il décortique les mécanismes de l’agression et les moyens de s’en protéger.
- Les 30 émotions (5–12 ans) : Un guide illustré pour comprendre son monde intérieur et s’exprimer sans heurts.
- C’est quoi ? La justice expliquée aux enfants (8–14 ans) : Pour comprendre le cadre légal et les règles de la vie en société.
- Ce que les murs n’ont pas pu taire (+16 ans) : Un ouvrage plus profond sur les secrets de famille et l’impact du silence.
- Limite (13–17 ans) : Un format manga prévu pour 2027, abordant les limites personnelles et le consentement.
Ce qui rend ce projet unique, c’est qu’il ne s’agit pas juste de bouquins posés sur une étagère. Ces livres sont le support d’un programme éducatif global. Isabel Costa et son équipe interviennent dans les écoles, animent des ateliers et forment des professionnels. Ils utilisent ces supports pour instaurer une communication positive durable. En 2026, le projet s’est déjà exporté dans 12 pays, prouvant que le besoin de pédagogie est universel. On ne peut pas demander aux enfants d’être respectueux si on ne leur montre pas comment faire. Ces livres sont les manuels d’utilisation d’une vie en société apaisée.
L’innovation pédagogique par le format manga
Pour toucher les ados, il faut parler leur langage. C’est pourquoi le projet « Limite » sous forme de manga est si attendu pour 2027. Les adolescents sont souvent réticents face aux discours moralisateurs des adultes. Le manga, avec ses codes visuels dynamiques et ses narrations intenses, est le vecteur parfait pour aborder des sujets complexes comme le consentement, le harcèlement en ligne ou l’estime de soi. On y suit des personnages auxquels ils peuvent s’identifier, vivant des dilemmes réels. C’est une manière subtile d’introduire des notions de développement personnel sans avoir l’air de donner une leçon.
L’idée est de créer un support qu’ils auront envie de lire et de partager entre eux. En traitant de la thématique des « limites », on aborde frontalement la question du respect de soi et de l’autre. Dans un monde numérique où tout va très vite, apprendre à dire « non » ou à repérer un comportement toxique est une compétence de survie. Ce futur ouvrage s’inscrit dans la continuité de la mission de l’association : s’adapter en permanence pour ne laisser aucun jeune sur le bord de la route. C’est cette agilité pédagogique qui fait le succès du programme « J’apprends sans violence » à l’international.
Outils pratiques pour instaurer une éducation bienveillante
Mettre en place une éducation bienveillante, ce n’est pas être laxiste ou tout autoriser. Bien au contraire, c’est poser un cadre très clair, mais sans utiliser la force ou l’humiliation. Pour beaucoup de parents, c’est un sacré défi car nous avons souvent été éduqués avec des schémas plus rigides. L’idée, c’est de passer d’un système de punition à un système de réparation. Quand un enfant fait une bêtise, au lieu de lui crier dessus, on essaie de comprendre le besoin qui se cache derrière son geste. Est-ce de la fatigue ? Un besoin d’attention ? En utilisant l’écoute active, on désamorce bien souvent la bombe avant qu’elle n’explose.
Pour aider les familles et les pros, il existe des ressources pour accompagner l’éducation sans violence qui proposent des outils très concrets. Par exemple, au lieu de la fessée ou de l’isolement forcé, on peut proposer un « temps calme » où l’enfant peut aller de lui-même pour retrouver ses esprits. On lui apprend aussi à utiliser le « Je » plutôt que le « Tu » qui accuse. Au lieu de dire « Tu es méchant », on peut dire « Je me sens triste quand tu cries ». Cela change tout dans la perception de l’autre et favorise des conflits pacifiques. C’est un apprentissage quotidien qui demande de la patience, mais les résultats sur le long terme sont incroyables pour l’estime de soi de l’enfant.
Le tableau ci-dessous résume quelques outils essentiels pour transformer les interactions quotidiennes :
| Outil Pédagogique | Objectif Principal | Mise en Pratique |
|---|---|---|
| Écoute Active | Valider les sentiments | Reformuler ce que l’enfant dit sans juger. |
| Communication Non-Violente | Exprimer ses besoins | Utiliser le « Je » pour parler de ses émotions. |
| Le Coin du Calme | Régulation émotionnelle | Un espace douillet pour redescendre en pression. |
| Réparation | Responsabilisation | Trouver ensemble comment réparer une erreur. |
| Consignes Positives | Clarté et respect | Dire ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire. |
L’empathie est le muscle que l’on cherche à muscler à travers ces exercices. Si un gamin arrive à se mettre à la place de son copain à qui il a piqué un jouet, il comprendra naturellement pourquoi son geste n’est pas acceptable. On sort du « parce que c’est interdit » pour aller vers le « parce que ça fait mal à l’autre ». C’est ainsi qu’on construit une conscience morale solide. Cette approche demande aux adultes d’être des modèles. On ne peut pas demander à un gosse de ne pas crier si on passe notre temps à hurler dès qu’on est contrarié. Le développement personnel du parent est donc intimement lié à celui de l’enfant dans ce processus.
Enfin, il faut savoir s’entourer. Personne n’est un parent parfait et on a tous des moments de craquage. C’est là que le soutien communautaire et associatif prend tout son sens. En partageant ses difficultés avec d’autres, on se rend compte qu’on n’est pas seul et on peut glaner des astuces qui marchent. Le projet d’Isabel Costa vise justement à créer ce réseau de solidarité. En apprenant à gérer nos propres tensions, nous offrons à nos enfants un environnement sécurisant où ils peuvent grandir sans crainte. C’est le plus beau cadeau qu’on puisse leur faire pour leur vie d’adulte.
L’impact du climat scolaire sur la réduction des comportements agressifs
L’école est le deuxième lieu de vie des jeunes, et c’est souvent là que les premières formes de violence sociale apparaissent. Entre 2024 et 2026, de nombreuses expérimentations ont été menées pour améliorer le bien-être des élèves. On s’est rendu compte que des séances régulières de gestion des émotions et d’empathie réduisaient drastiquement le nombre de situations de harcèlement. Quand on apprend aux gamins à se connaître et à respecter les différences des autres, l’agressivité baisse naturellement. Il ne s’agit plus seulement d’enseigner les maths ou l’histoire, mais d’apprendre à vivre ensemble de façon harmonieuse.
Pour les enseignants, la tâche est immense. Ils doivent gérer des classes parfois chargées tout en restant vigilants aux dynamiques de groupe. Des dispositifs pour prévenir et agir contre les violences en milieu scolaire sont désormais intégrés dans les programmes de formation. L’accent est mis sur la détection précoce des signaux faibles : un enfant qui s’isole, des notes qui chutent, un changement de comportement brusque. En intervenant rapidement avec une approche de communication positive, on peut éviter que la situation ne s’envenime. L’école doit redevenir un sanctuaire, un lieu où chaque enfant se sent protégé et écouté.
Les interventions de l’association WOMEN’S WLPT LISBOA dans les établissements scolaires apportent une bouffée d’air frais. En utilisant les supports de la collection « J’apprends sans violence », ils créent des espaces de dialogue où la parole est libre. Les enfants osent parler de ce qu’ils vivent, de leurs peurs et de leurs colères. Cette écoute active de la part d’intervenants extérieurs permet parfois de débloquer des situations que les professeurs, pris par le temps, n’avaient pas vues. C’est une collaboration précieuse qui montre que l’éducation est l’affaire de tous, pas seulement des parents ou de l’État.
On observe aussi un changement de paradigme dans la gestion des conflits entre élèves. Au lieu de la simple heure de colle, on privilégie de plus en plus la médiation par les pairs. Des élèves volontaires sont formés pour aider leurs camarades à résoudre leurs petits différends de manière pacifique. Cela responsabilise les jeunes et renforce le sentiment de respect mutuel au sein de l’établissement. En devenant eux-mêmes des acteurs de la paix, ils intègrent des valeurs de citoyenneté qui les suivront toute leur vie. Le climat scolaire s’en trouve apaisé, et le plaisir d’apprendre revient sur le devant de la scène.
L’enjeu est aussi numérique. Avec la montée du cyberharcèlement, la cour de récréation se prolonge désormais sur les smartphones. La prévention doit donc aussi passer par une éducation aux médias et à l’usage des réseaux sociaux. Apprendre aux jeunes que ce qu’ils écrivent derrière un écran a des conséquences réelles sur la vie de quelqu’un est primordial. Les outils pédagogiques d’Isabel Costa intègrent cette dimension, expliquant que la non-violence s’applique aussi dans le monde virtuel. C’est un combat de tous les instants, mais les premiers retours de 2026 montrent que l’empathie est contagieuse quand elle est encouragée dès le plus jeune âge.
L’importance de l’éducation à la citoyenneté
Au-delà de la gestion des crises individuelles, c’est tout un projet de société qui se joue à l’école. L’éducation à la citoyenneté permet de transmettre le sens des règles et de faire comprendre comment les institutions garantissent nos libertés. En expliquant aux enfants pourquoi on ne peut pas faire tout ce qu’on veut, on leur donne un cadre rassurant. La violence naît souvent d’un sentiment d’injustice ou d’une incompréhension des règles du jeu social. En rendant ces règles transparentes et équitables, on favorise l’adhésion plutôt que la rébellion. C’est un pilier du développement personnel civique.
Travailler sur l’estime de soi en milieu scolaire est également déterminant. Un enfant qui a confiance en lui et en ses capacités n’aura pas besoin d’écraser les autres pour se sentir exister. Les projets artistiques, sportifs ou associatifs au sein de l’école sont autant d’occasions de valoriser chaque talent. En encourageant la coopération plutôt que la compétition acharnée, on crée un environnement propice à la communication positive. C’est dans ce terreau que germent les adultes responsables et fraternels de demain, capables de gérer les tensions sans jamais recourir à l’agressivité.
Perspectives d’avenir et solidarité internationale contre la violence
Le travail entamé par Isabel Costa ne s’arrête pas aux frontières du Portugal. En 2026, le réseau WOMEN’S WLPT LISBOA est devenu une référence mondiale pour l’accompagnement des victimes francophones à l’étranger. La force de ce projet réside dans sa capacité à fédérer des énergies dans plus de 12 pays, de l’Australie au Brésil. On se rend compte que les problématiques sont les mêmes partout : le besoin d’être entendu, compris et protégé. Cette dimension internationale permet de partager les meilleures pratiques et d’harmoniser les outils de prévention agressivité. C’est une véritable coalition pour la paix qui se met en place.
L’un des projets phares pour la fin de l’année 2026 est l’ouverture d’un centre d’accueil d’urgence spécifiquement dédié aux victimes ne pouvant plus rester à leur domicile. Ce lieu ne sera pas seulement un toit, mais un espace de reconstruction globale. On y trouvera des psychologues, des juristes, mais aussi des ateliers de développement personnel pour aider chacun à retrouver son autonomie. L’idée est d’offrir une parenthèse de sécurité absolue pour briser le cycle de la violence. Ce projet ambitieux nécessite un financement durable, et c’est pour cela qu’une cagnotte en ligne a été lancée pour soutenir les actions sur les trois prochaines années.
La technologie joue aussi un rôle croissant dans cette lutte. Le développement de plateformes de formation en vidéo permet de toucher des parents et des enseignants aux quatre coins du globe. Ces modules interactifs traitent de l’empathie, de la communication non-violente et de la gestion des crises. L’objectif est de démocratiser l’accès à ces savoirs essentiels. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une association à sa porte, mais avec un smartphone, on peut désormais apprendre les bases d’une éducation respectueuse. C’est un levier puissant pour changer les mentalités à grande échelle et promouvoir le respect mutuel.
Enfin, l’avenir passe par une implication plus forte des institutions publiques. Isabel Costa travaille étroitement avec plusieurs ambassades pour que la question de la violence intrafamiliale soit mieux prise en compte dans le cadre de l’expatriation. Il s’agit de s’assurer que les lois sont appliquées et que les victimes bénéficient de toute l’assistance nécessaire, où qu’elles soient. Le plaidoyer mené par l’association commence à porter ses fruits, avec une meilleure sensibilisation des services consulaires. C’est un travail de l’ombre, souvent ingrat, mais indispensable pour que plus aucune victime ne se sente oubliée par son pays d’origine.
En regardant vers 2027, l’espoir est permis. Avec des outils comme la collection « J’apprends sans violence » et une solidarité qui dépasse les frontières, nous sommes en train de construire les fondations d’un monde plus juste. Chaque enfant qui apprend à gérer sa colère, chaque parent qui choisit la communication positive, chaque victime qui retrouve sa dignité est une victoire sur la barbarie. Le combat est loin d’être fini, mais la route est tracée. Il ne tient qu’à nous de soutenir ces initiatives et de faire de la bienveillance notre boussole au quotidien. Parce qu’apprendre sans violence, c’est tout simplement apprendre à être pleinement humain.
À qui s’adresse principalement la collection de livres « J’apprends sans violence » ?
La collection est conçue pour les jeunes de 5 à 17 ans, mais elle constitue également un support pédagogique précieux pour les parents, les enseignants et tous les professionnels de l’éducation qui souhaitent instaurer un climat de bienveillance.
Comment l’association WOMEN’S WLPT LISBOA aide-t-elle concrètement les victimes ?
Elle propose un espace d’écoute en français, accompagne les victimes dans leurs démarches juridiques (dépôt de plainte, information sur les droits) et travaille à la création de structures d’accueil sécurisées, tout en menant des actions de prévention dans les écoles.
Est-il possible d’acheter les livres de la collection directement ?
Pour le moment, les ouvrages sont intégrés à un programme éducatif global destiné aux écoles et institutions. Cependant, le projet se développe et de nouveaux formats, comme le manga pour adolescents, seront bientôt accessibles plus largement.
Pourquoi mettre l’accent sur l’empathie à l’école ?
L’empathie est considérée comme le meilleur rempart contre la violence. En apprenant aux enfants à comprendre et ressentir les émotions des autres, on réduit naturellement les comportements agressifs et le harcèlement scolaire.




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