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« Ma retraite ne suffit plus pour rester en Suisse » : les raisons qui poussent des milliers de seniors à transférer leur capital et s’installer à l’étranger

Fév 10, 2026 | guide expatriation suisse | 0 commentaires

By Emmanuel

découvrez pourquoi de nombreux seniors quittent la suisse face à une retraite insuffisante, les raisons de leur départ et comment ils transfèrent leur capital pour s’installer à l’étranger.

En 2026, l’image d’Épinal du retraité suisse coulant des jours paisibles au bord du lac Léman avec une rente confortable semble appartenir au passé. Aujourd’hui, la réalité est bien plus brute : la Suisse, malgré sa richesse légendaire, pousse de plus en plus ses aînés vers la sortie. Ce n’est pas un manque d’attachement au pays, mais une simple équation mathématique impossible à résoudre. Avec une inflation qui a grignoté les économies et un coût de la vie qui explose, rester au pays devient un luxe que des milliers de citoyens ne peuvent plus se permettre. Le phénomène de la migration des retraités n’est plus une anecdote, c’est une tendance lourde qui redessine la démographie helvétique. Les seniors ne se contentent plus de rêver de soleil, ils préparent activement leur départ en effectuant un transfert de capital massif pour s’assurer une fin de vie digne sous des cieux plus cléments, où leur pouvoir d’achat sera enfin respecté.

  • Le coût de la vie en Suisse en 2026 rend la survie difficile pour les petites rentes.
  • De plus en plus de retraités choisissent de retirer leur capital LPP plutôt que de toucher une rente mensuelle.
  • La France, l’Espagne et le Portugal restent les destinations favorites pour multiplier son pouvoir d’achat par deux ou trois.
  • Les parcours professionnels irréguliers (restauration, hôtellerie) sont les premiers facteurs de précarité à l’âge de la retraite.
  • L’expatriation demande une préparation administrative et fiscale rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises.

Le paradoxe helvétique : quand la retraite Suisse ne suffit plus

C’est une réalité qui fait mal : bosser toute sa vie en Suisse ne garantit plus une fin de carrière tranquille à la maison. En 2026, on observe une fracture de plus en plus nette entre ceux qui ont pu accumuler un solide patrimoine et ceux qui doivent jongler avec des rentes qui fondent comme neige au soleil. Le problème, c’est que le panier de la ménagère et les primes d’assurance maladie ont pris l’ascenseur, alors que les revenus, eux, sont restés sur le palier. Pour beaucoup de seniors, le constat est sans appel : vivre avec moins de 3000 francs par mois à Genève ou Zurich, c’est s’imposer une austérité permanente. On ne parle pas ici de luxe, mais de pouvoir s’acheter des produits frais, de chauffer son appart’ ou simplement d’aller boire un café sans compter ses sous.

Prenons l’exemple de Marcello Castelli, dont le témoignage a fait grand bruit récemment. Après une carrière bien remplie, il s’est rendu compte que sa retraite ne lui permettait même plus de maintenir un semblant de vie sociale. En Suisse, dès que tu sors de chez toi, le compteur tourne. Entre les transports, les factures médicales non remboursées et le prix des loyers qui ne baisse jamais, la pression financière devient étouffante. Ce sentiment d’être « poussé dehors » par son propre pays est partagé par des milliers de personnes. Ce n’est pas une fuite par plaisir, mais une installation à l’étranger par nécessité. On quitte ses amis, ses habitudes et parfois sa famille parce que le budget ne boucle plus.

découvrez pourquoi de nombreux seniors quittent la suisse face à une retraite insuffisante, en transférant leur capital et en s’installant à l’étranger pour une meilleure qualité de vie.

Cette situation touche de plein fouet la classe moyenne inférieure. En 2023, on voyait déjà les prémices de ce mouvement, mais en 2026, c’est devenu un véritable exode. Les gens réalisent que leur pouvoir d’achat est une variable géographique. En traversant la frontière, 1500 francs suisses se transforment en une petite fortune. C’est un choc psychologique : se sentir pauvre chez soi et devenir subitement aisé à quelques centaines de kilomètres de là. Cela pousse à réfléchir sur la valeur du travail et sur ce que l’État suisse propose réellement à ses anciens. La migration des retraités n’est donc pas qu’une question de météo, c’est le thermomètre d’une crise sociale profonde qui couve sous le vernis de la prospérité helvétique.

Il faut aussi dire que la structure même de la société suisse a changé. Les réseaux d’entraide familiale sont moins denses qu’avant, et les services publics, bien qu’excellents, coûtent une fortune. Quand on est senior, les dépenses de santé deviennent le premier poste budgétaire après le loyer. Même avec une bonne assurance, la franchise et la quote-part finissent par peser lourd. Pour éviter de finir leurs jours dans la précarité ou de dépendre des prestations complémentaires (PC), beaucoup préfèrent prendre les devants. Ils vendent ce qu’ils ont, soldent leurs comptes et s’en vont chercher une vie où ils n’auront plus à stresser dès qu’une facture tombe dans la boîte aux lettres.

L’érosion du système des trois piliers et ses failles

Le système de prévoyance suisse, autrefois envié dans le monde entier, montre aujourd’hui de sérieuses limites pour une frange de la population. On le sait, le modèle repose sur trois piliers : l’AVS (le socle étatique), le deuxième pilier (la prévoyance professionnelle ou LPP) et le troisième pilier (l’épargne privée). Sur le papier, c’est solide. Mais dans la vraie vie de 2026, les carrières hachées font des dégâts. On pense souvent que tout le monde touche une rente complète, mais c’est loin d’être le cas. Ceux qui ont travaillé dans la restauration, le bâtiment ou l’hôtellerie ont souvent connu des périodes de chômage ou des jobs saisonniers. Résultat ? Des lacunes de cotisation qui se paient cash au moment du départ à la retraite.

Une retraite insuffisante est souvent le fruit de ces « trous » dans le parcours professionnel. Si tu n’as pas cotisé chaque année sans interruption, ta rente AVS est amputée. Et pour la LPP, c’est encore pire : si ton salaire était bas, ton capital accumulé est dérisoire. Imaginez un retraité qui se retrouve avec une rente totale de 2400 francs par mois. Une fois le loyer de 1200 francs payé, l’assurance maladie à 450 francs déduite, il reste des miettes pour manger et s’habiller. C’est une équation qui ne laisse aucune place à l’imprévu. C’est pour cette raison que l’idée de dire adieu à la Suisse pour l’expatriation devient une option de survie financière.

Le problème vient aussi des taux de conversion du deuxième pilier qui n’ont cessé de baisser. Pour un même capital accumulé, la rente mensuelle versée est aujourd’hui bien inférieure à ce qu’elle était il y a vingt ans. Les caisses de pension doivent faire face au vieillissement de la population et aux faibles rendements des marchés financiers. Du coup, les futurs retraités se sentent un peu floués. Ils ont cotisé toute leur vie en espérant un certain niveau de confort, et ils se retrouvent à devoir compter chaque centime. Ce sentiment d’injustice alimente le désir de partir. Pourquoi rester dans un système qui ne tient plus ses promesses de confort ?

Il ne faut pas oublier non plus l’impact de la fiscalité. En Suisse, les rentes sont imposées comme un revenu. Pour quelqu’un qui est déjà limite financièrement, l’impôt est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dans certains pays étrangers, les retraités bénéficient de régimes fiscaux bien plus attractifs, voire d’exonérations totales pendant plusieurs années. C’est un argument de poids qui fait pencher la balance. Les seniors comparent désormais les pays comme on compare des forfaits téléphoniques : ils cherchent le meilleur rapport qualité-prix pour leur fin de vie. Et à ce petit jeu, la Suisse est malheureusement souvent hors-jeu pour les petits budgets.

Poste de dépense (Estimation 2026) Coût mensuel en Suisse (CHF) Coût mensuel au Portugal (Equivalent CHF)
Loyer (Appartement 2 pièces) 1’600 – 2’200 600 – 900
Assurance Maladie 450 – 600 80 – 150 (Privée)
Courses alimentaires 600 – 800 250 – 350
Loisirs / Restaurants 400 – 600 150 – 250
Reste à vivre (pour une rente de 3000.-) Presque 0 Environ 1’500

Le transfert de capital : un choix stratégique et risqué

C’est la grande tendance de ces dernières années : plutôt que de toucher une rente chaque mois jusqu’à la fin de ses jours, on retire tout son deuxième pilier d’un coup. Le transfert de capital est devenu le sport national des nouveaux retraités. En 2023, on était déjà à 41 % de personnes choisissant le capital total, et ce chiffre a encore grimpé. Pourquoi ? Parce que posséder 200’000 ou 300’000 francs sur un compte donne un sentiment de puissance et de sécurité que 1200 francs par mois ne procurent pas. C’est l’assurance de pouvoir s’acheter une petite maison en Espagne ou un appartement en Italie sans avoir de crédit sur le dos.

Mais attention, c’est un pari risqué. Une fois que le capital est retiré, l’État ne vient plus à ton secours si tu dépenses tout trop vite. C’est là que la gestion financière devient cruciale. Pour un senior qui décide de s’installer à l’étranger, ce capital est son trésor de guerre. Il doit servir à financer le déménagement, l’achat immobilier et surtout générer des intérêts pour compléter la rente AVS (qui, elle, reste versée mensuellement). Beaucoup choisissent d’investir cet argent pour le faire fructifier. Certains se demandent même comment investir efficacement dans des SCPI pour s’assurer des revenus réguliers sans avoir à gérer de locataires en direct. C’est une stratégie intelligente pour transformer un capital « mort » en une source de revenus « vivante ».

Le choix du capital permet aussi d’échapper à la baisse constante des taux de conversion. En gros, tu prends tes billes avant que le casino ne change encore les règles. C’est une forme de reprise de contrôle sur son propre destin financier. Cependant, cela demande une discipline de fer. On a vu des retraités, grisés par cette somme soudaine, mener la grande vie pendant trois ans avant de se retrouver fauchés. C’est pour ça que l’accompagnement financier est essentiel. Il faut calculer son espérance de vie, prévoir les coups durs et surtout anticiper l’inflation dans le pays d’accueil. Car si l’euro remonte par rapport au franc suisse, le budget peut vite devenir bancal.

Enfin, le retrait du capital a un impact fiscal immédiat en Suisse. On paie un impôt sur le retrait, souvent à un taux préférentiel, mais c’est une somme non négligeable qui part direct dans les caisses de l’État. C’est le prix de la liberté. Pour beaucoup, c’est un investissement rentable sur le long terme. En plaçant cet argent judicieusement à l’étranger ou dans des produits financiers sûrs, on peut obtenir un rendement supérieur à ce que la caisse de pension aurait versé sous forme de rente. C’est une optimisation du patrimoine qui demande du nez et un peu de courage, car on quitte le filet de sécurité helvétique pour l’aventure du grand large financier.

Destinations prisées : quand le soleil rime avec économies

Où partent-ils, tous ces seniors suisses ? Le top 3 reste classique : France, Espagne, Portugal. Mais l’Italie et les Canaries reviennent en force en 2026. Ce qui attire, c’est bien sûr le coût de la vie, mais pas seulement. C’est aussi la qualité de vie, le rythme plus lent, et la sensation de retrouver un certain respect social. En Suisse, quand on est un retraité modeste, on se sent parfois invisible ou comme un poids. À l’étranger, avec une rente suisse, on redevient un client respecté, quelqu’un qui fait vivre le commerce local. C’est gratifiant et ça booste le moral.

En France, les régions comme la Bretagne ou l’Occitanie attirent ceux qui veulent rester proches de la Suisse tout en divisant leurs frais fixes par deux. Le système de santé français, bien que sous tension, reste accessible et performant, ce qui est rassurant pour un senior. En Espagne et au Portugal, c’est l’aspect climatique et fiscal qui prime. Avec 1200 euros par mois, on vit comme un prince dans certaines petites villes portugaises. On peut aller au restaurant trois fois par semaine, avoir une aide ménagère et profiter de la vie culturelle sans se demander si on pourra finir le mois. C’est ce retour à une forme d’insouciance qui est le plus recherché.

Les Canaries, c’est un cas à part. C’est le paradis des retraités qui ne supportent plus l’hiver gris de la plaine du Rhône ou du plateau suisse. Là-bas, pas besoin de chauffage, et le coût des services est dérisoire. C’est un choix pragmatique : moins de dépenses d’énergie, moins de vêtements chauds à acheter, et une santé souvent meilleure grâce au soleil et à l’air marin. Pour beaucoup, c’est aussi une manière de soigner leurs vieux os sans se ruiner en séances de physiothérapie coûteuses. La migration n’est pas qu’une question de porte-monnaie, c’est aussi un choix de bien-être physique et mental.

Mais attention, partir n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Il faut s’adapter à une nouvelle culture, apprendre parfois une nouvelle langue et surtout comprendre le fonctionnement administratif local. Les codes ne sont pas les mêmes. En Suisse, on aime quand tout est carré et rapide. Dans le Sud de l’Europe, il faut apprendre la patience. C’est un défi qui demande de la souplesse d’esprit. Ceux qui réussissent leur expatriation sont ceux qui s’intègrent, qui vont au marché, qui parlent aux voisins. Ceux qui essaient de recréer une « petite Suisse » fermée sur elle-même finissent souvent par rentrer, déçus et encore plus pauvres qu’au départ.

Les pièges de l’expatriation et la gestion administrative

S’installer à l’étranger, ce n’est pas juste faire ses cartons et acheter un billet d’avion. C’est un véritable parcours du combattant administratif, surtout en 2026 avec les nouvelles réglementations européennes. Le premier gros dossier, c’est la fiscalité. Il faut savoir où l’on va payer ses impôts pour éviter la double imposition. Certains pays ont des accords très précis avec la Suisse, d’autres moins. Il est crucial de se renseigner sur les pièges fiscaux de l’expatriation pour ne pas voir son gain de pouvoir d’achat s’évaporer dans des taxes imprévues. Parfois, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre à cause d’une mauvaise planification.

Ensuite, il y a la question cruciale de l’assurance maladie. C’est souvent le point qui fait le plus peur. Est-ce qu’on garde la LAMal suisse (ce qui est possible dans certains cas avec des tarifs spécifiques pour les retraités à l’étranger) ou est-ce qu’on passe au système local ? Dans certains pays comme l’Espagne, le système public est correct, mais beaucoup de retraités préfèrent prendre une assurance privée pour éviter les listes d’attente. C’est un coût à intégrer dans le budget dès le départ. Il faut aussi penser à la dépendance : que se passe-t-il si on ne peut plus vivre seul ? Les structures d’accueil à l’étranger sont souvent moins chères qu’en Suisse, mais la qualité varie énormément.

L’aspect social est le deuxième défi majeur. On sous-estime souvent le poids de l’isolement. Quitter son quartier, ses voisins de trente ans et ses petits-enfants, c’est un sacrifice émotionnel énorme. Beaucoup de seniors partent à deux, mais si l’un des conjoints décède, celui qui reste se retrouve seul dans un pays dont il ne maîtrise pas toujours tous les codes. C’est pour ça qu’il est conseillé de tester la destination pendant plusieurs mois avant de vendre définitivement sa maison en Suisse. L’expatriation réussie, c’est celle qui a été mûrie, testée et validée par la réalité du quotidien, loin des clichés de vacances.

Enfin, il y a la paperasse pour le permis de résidence. Même si c’est plus simple pour les Suisses dans l’espace Schengen, il y a toujours des formulaires à remplir, des justificatifs de revenus à fournir et des délais à respecter. Il faut prouver qu’on a les moyens de vivre sur place sans devenir une charge pour le pays d’accueil. En 2026, les contrôles sont devenus plus stricts pour éviter les abus. Il est donc indispensable d’avoir tous ses documents en règle avant de franchir le pas. Malgré ces obstacles, pour la majorité de ceux qui ont sauté le pas, le jeu en vaut la chandelle. La liberté de ne plus avoir peur de la fin du mois n’a pas de prix, même si elle demande de traverser quelques frontières.

Est-ce risqué de retirer tout son capital LPP pour partir ?

Oui, c’est un choix qui demande une gestion financière rigoureuse. Si le capital est mal investi ou dépensé trop vite, vous ne disposerez plus que de votre rente AVS, ce qui peut être insuffisant même à l’étranger.

Peut-on continuer à toucher ses rentes suisses à l’étranger ?

Absolument. La rente AVS est versée partout dans le monde. Pour le deuxième pilier, cela dépend si vous avez choisi la rente ou le capital, mais les versements mensuels sont tout à fait possibles hors de Suisse.

Quels sont les pays les plus avantageux fiscalement en 2026 ?

Le Portugal reste attractif avec certains régimes pour les retraités, tout comme l’Espagne et certaines régions d’Italie qui cherchent à attirer les seniors étrangers avec des taux d’imposition réduits.

L’assurance maladie suisse est-elle obligatoire à l’étranger ?

Si vous résidez dans l’UE/AELE et que vous ne percevez que des rentes suisses, vous restez en principe soumis à l’assurance obligatoire en Suisse, mais avec des primes souvent adaptées au coût de la vie du pays de résidence.

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